Poèmes saturniens

Le Livre de poche

2,50

D es Poèmes saturniens , entendons qu'ils sont placés sous le signe de Saturne. Ils seront donc inspirés : il n'était pas inutile de l'affirmer alors que régnaient encore des versificateurs parnassiens. Ils seront aussi baignés d'une rêverie douce et savante, tandis que le poète tournera son regard vers l'intérieur. Point ou peu de récits ou d'anecdotes. Ici l'on se souvient, l'espace d'un sonnet - et non d'un interminable poème -, sur un air de chanson grise. Et il n'est pas jusqu'à celle que l'on aime, qui ne prenne une forme incertaine. Tout semble simple. Tout est savant, mais d'une technique si maîtrisée qu'elle a cessé d'être visible, au point que beaucoup s'y sont trompés. Verlaine est un poète à la fois immédiat et difficile. Il exige donc une annotation riche et précise (combien de parodies qui avaient échappé jusqu'à cette édition à l'attention des lecteurs ?), une attention à la langue et à la prosodie, alors, mais alors seulement, comme l'avait dit à peu près Ovide : « Maintenant, va, mon Livre, où le hasard te mène ! » é dition critique établie, annotée et préfacée par Martine Bercot.


L'art d'aimer

Les Belles Lettres

25,50

C'est aux environs immédiats de l'ère chrétienne qu'Ovide compose et publie son Traité de l'Amour, plus connu sous le nom d'Art d'Aimer. Le poète, célébré pour Les Amours et Les Héroïdes, se fait docteur ès amours et livre à son lecteur trois leçons magistrales, pleines d'humour et de grâce. Où rencontrer les femmes? Comment s'attacher ses conquêtes? Comment plaire à un homme? Telles sont les questions auxquelles répondent les trois livres de cette grammaire amoureuse.

Notre édition comporte une introduction présentant de manière synthétique le poème, sa place dans l'œuvre d'Ovide, ainsi que la traduction manuscrite. Les Avertissements du correcteur, Philippe Heuzé, proposent de judicieuses pistes de lecture. D'abondantes notes, viennent, tout au long du texte, faciliter la lecture, notamment en éclairant les allusions mythologiques. L'ouvrage est complété par un apparat critique et un index des noms propres.


Le gai savoir

Le Gai savoir Interroger le fanatisme de la vérité qui gouverne la philosophie, reconnaître la vie seule pour source de toute valeur, l'indépendance pour la vertu suprême du philosophe, et rechercher une réconciliation inédite de l'art et de la science : tel est pour Nietzsche le sens du gai savoir, de l'« idée provençale de " gaya scienza ", cette unité du troubadour, du chevalier et de l'esprit libre par laquelle cette magnifique culture ancienne des Provençaux se distingue de toutes les cultures équivoques ». Unité de l'amor fati et de la philosophie de Dionysos, le gai savoir est la philosophie du oui à la vie, engendrée par la reconnaissance et l'aquiescement, qui culmine dans la pensée de l'éternel retour, présentée ici pour la première fois. Le Gai Savoir, publié en 1882, réédité et augmenté en 1887, constitue donc le prélude de Ainsi parlait Zarathoustra. « Je mets au rang des choses que je n'oublierai pas le fait qu'on m'a envoyé pour ce livre du " gai saber " plus de félicitations que pour tous les autres réunis. »



Bérénice

Flammarion

3,00

Racine Bérénice De quoi la tragédie de Bérénice est-elle donc faite ? La préface de Racine a des mots trop décisifs pour n'être pas suspecte : « Toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien. » De ce rien - un simple événement rapporté par l'historien latin Suétone -, Racine a prétendu tirer la plus émouvante, car la plus épurée, des pièces de son temps.