L'insomnie des étoiles

Marc Dugain

Gallimard

  • 12 janvier 2011

    Automne 1945, Allemagne. Une compagnie de militaires française conduite par le capitaine Louyvre découvre dans une ferme quasi-abandonnée une jeune fille. Seule, âgée de 15 ans et se nourrissant de pommes de terres crues. Une autre découverte intrigue le capitaine Louyre : le corps calciné d’un homme. Il décide de s’occuper de la jeune fille et et de faire le jour sur cette affaire.

    Une fois qu’on commence cette lecture, difficile de la lâcher ! Ce livre s’ouvre sur Maria. Une jeune fille de 15 ans qui vit recluse dans une ferme. Sans pratiquement aucune nourriture, sans père ni mère et affamée. Elle garde précieusement les lettres que son père lui a envoyées depuis qu’il est parti combattre sur le font Russe. Sa mère est depuis longtemps en maison de repos. Nous sommes à l’automne 1945, l’Allemagne a perdu la guerre et le capitaine Louyre se retrouve dans une bourgade au sud de l'Allemagne. Un coin comme éloigné de cette guerre. Du moins, c’est ce que l’on croit. Une petite bourgade calme. Trop calme justement. Et voilà comment ce roman avec une intrigue m’a tenue en haleine ! A la fois police et armée, la fonction du capitaine Louyre et de ses hommes est large. Intriguée au départ par sa personnalité, j’ai mieux réussi à cerné cet homme au fil des pages. Lui qui n'était pas militaire avant la guerre mais astronome. Il marque un entêtement à lever le voile sur le corps calciné retrouvé dans la grange de la ferme. Il mène son enquête, interroge, pose des questions… et la vérité nous éclate à la figure.

    Une vérité nouée à la barbarie nazie. L’écriture de Marc Dugain est directe. Percutante. Il nous livre une vision toute en retrait ce qui, je trouve, accentue l'effroi. Une lecture forte qui m’a donnée envie de découvrir davantage cet auteur !


  • 2 janvier 2011

    Un très beau roman sur les désastres et les incohérences de la guerre. Une écriture très pure et agréable.

    La guerre vue par les yeux d'un astronome qui ne laisse passer aucun détail pour trouver la vérité et protéger la jeune fille faible.

    Un père las de la vie car son amour, sa femme, est morte par sa faute et sa fille ne le sait pas. Ne sachant comment lui dire, ne pouvant communiquer avec elle, il préfère s'engager dans la dernière bataille allemande sur le front russe et lui envoit des lettres.

    L'image que je retiendrai :

    celle d'un sanatorium, sensé accueillir les blessés, vide. Tout le monde a deviné pourquoi au bourg, mais la loi du silence règne. Les grandes fenêtres laissent entrer un soleil qui ne réchauffe plus personne