Au bal des absents

Catherine Dufour

Seuil

  • 20 novembre 2020

    enquête

    Il me faisait de l’œil, ce ressort tragique sur la couverture.

    Le billet de Cathulu m’a donné envie de lire ce roman.

    J’ai aimé Claude qui ne s’en laisse pas compter, car après des mois de chômage et de stage de réinsertion, Claude ne baisse jamais les bras.

    Et il en faut, du courage, pour faire face aux esprits qui peuplent le manoir qu’elle a loué sur AirBandB.

    J’ai aimé qu’elle se réfugie à la BM du village voisin pour lire tous les romans avec des spectres, visionne tous les films avec des revenants, regarde tous les sites internet sur le sujet. Tout ça pour s’armer d’eau bénite diluée et d’un outil de jardinage.

    Même si le récit entre dans le fantastique, cela n’a pas gêné ma lecture, moi qui n’aime pas ce genre habituellement.

    Un roman lu d’une traite, car je ne voulais pas laisser Claude en plan.

    J’ai aimé que l’autrice me parle de notre société sans scrupule qui fait plus de mal aux individus que quelques esprits frappeurs.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des os que Claude retrouve petit à petit, leur offrant une sépulture.

    https://alexmotamots.fr/au-bal-des-absents-catherine-dufour/


  • 27 octobre 2020

    Rien ne va plus pour Claude.
    À 40 ans, elle se retrouve au RSA et doit quitter son studio.
    Un message sur Linkedin lui sauve la mise : contre un chèque plus que confortable, elle est chargée d ’enquêter sur la disparition d’une famille américaine dans un coin perdu de France.
    Sans aucune attache, elle accepte et se retrouve dans un charmant petit manoir mis à sa disposition.
    Et là, c’est le début de l’horreur :
    Une foule de fantômes s’acharne à lui pourrir la vie.
    Mais……. elle n’a pas dit son dernier mot.
    Ah oui, elle s’accroche Claude, mais le lecteur aussi doit s’accrocher, et avoir le cœur solide.
    L’ambiance est tellement bien rendue qu'il faut lâcher le livre de temps en temps pour reprendre pied dans la vie réelle.
    Catherine Dufour nous entraîne avec talent dans une aventure éprouvante pour les nerfs, et tout cela tambour battant, sans qu’on puisse bien reprendre notre souffle.
    Mais ce n’est pas qu’une histoire d’horreur.
    C’est aussi un tableau de la société où il est si facile de nos jours de perdre pied, comme Claude.
    D’ailleurs elle identifie le plus virulent des fantômes de la maison à sa conseillère Pôle Emploi, qui se délecte à mettre à genoux ceux que le sort a abandonné.